Downtown…

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Douche prise, vêtements neuf, quelques heures de repos et nous voilà partis vers notre prochaine destination. Cette fois nous n’étions que 4 dans la van et nous avions peu de route à faire puisque notre spectacle était à Montréal. J’avais donc pu dormir et me remettre de ma nuit passée. Montréal était une ville que je connaissais peu. J’y avais été quelquefois auparavant, mais toujours en tant que touriste.

Arrivé à Montréal, nous avons filé directement à la salle de spectacle. Nous y avons entré nos instruments pour faire les balances de son. Une quantité considérable de condoms, de seringues et de reste de cigarettes(et autres restes inquiétants) ornaient le bas de la porte de chargement. Je ne me sentais vraiment pas en sécurité avec mes petits souliers converse à la semelle usée. Il y avait aussi une odeur de pisse qui nous piquait fortement le nez. Les autres groupes de la tournée arrivèrent sur l’entre-fait. Nous les avons aidés à entrer leurs instruments, tout en faisant connaissance. Ce qui fut un moment fort agréable. Après les tests de son, nous sommes allés marcher, question de faire connaissance des lieux. Une bonne pointe de pizza à un dollars plus tard, j’ai assisté à ma première arrestation de clochard. Puis, nous sommes retournés à la Tortue question de se reposer avant le spectacle et de boire quelques bières avec les autres groupes. Quand tout à coup, 4 autos de polices, plus des policiers à pied, arrivèrent en trombe pour se jeter sur un homme qui se débattait vivement. Deux arrestations en moins d’une heure, ça me confirmait que nous n’étions pas dans un coin huppé de Montréal.

Après le spectacle que la police nous offrait, nous sommes entrés dans la salle pour faire le notre. Ce fut un spectacle ordinaire, puisque personne ne bougeait, ni démontrait d’enthousiasme à aucun groupes de la soirée. Néanmoins, les groupes de la tournée allaient être intéressants à écouter chaque soir.

Après le spectacle, nous sommes sortis de la salle pour aller continuer notre visite de la ville. Nous avons rencontré des prostitués, 3 femmes et un travesti. Ils nous ont demandé si nous avions besoin de compagnie. Ce qui, je doit l’avouer, était très peu tentant. C’était environ dans la moyenne des plus laides personnes qui m’ait été donné de voir. Ce fut d’ailleurs pour moi une première rencontre avec un travesti. Ce qui nous donna instantanément envie d’aller paître ailleurs.

Un homme nous avait offert de rester chez lui pour la nuit. Il nous avait promis que cela allait être tout un party, que sa maison servait à faire la fête. Donc, notre cortège de 4 fourgonettes se dirigea vers la maison de notre nouvel hôte. Après tout, un party est toujours bienvenue, surtout en tournée. Arrivé sur les lieux, après un coup d’oeil à la devanture de la maison, plusieurs choses clochaient. Premièrement, la maison avait la moitié des fenêtres de brisées ou condamnées. Deuxièmement, il y avait beaucoup de monde en veste de cuir et il y avait un monticule de bières sur le gazon. Pas que je n’aime pas les vestons de cuir, c’est que ça me rappelle tous ces films policiers qui tournent mal. Après un cocus, nous avons décidé de se méfier de cet endroit et nous avons envoyé 2 personnes faire le tour des lieux. 5 minutes plus tard, les gars sont revenus avec un constat pas très rassurant de l’endroit. Il faut préciser que la maison était une sorte de piquerie où des gens venaient pour faire le party et autres choses que nous n’avions pas envie de savoir (surtout de voir). Il y avait très peu de meubles à l’intérieur et à vrai dire, il n’y avait que des chaises et des divans tout en lambeau. Il y avait aussi des monticules de cendre de “cigarette” qui ensevelissaient les cendriers. Il y avait des lits dans chaque chambres qui criaient en coeur : “bibittes” et “maladies”. Donc, avec le consentement des autres groupes, nous avons décidé de quitter cet endroit. Question de dormir une bonne nuit paisible sans avoir envie d’enfiler une combinaison anti-bactériologique.

Cette visite m’a fait voir un autre monde. Une monde où les rêves et les espoirs sont perdus ou oubliés. Je me considérais chanceux d’avoir une passion qui me procurait une raison de vivre et un but dans la vie. Peut importe les difficultés, ma vie était toujours mieux que la leur. J’avais la musique, des gens qui croyaient en moi, une fidèle van et des amis avec qui partager mon rêve. Cela me rappela de ne pas lâcher et de continuer à vivre à fond mes rêves. Parfois, la ligne est mince entre le rêve et le cauchemar, puisqu’il est facile de se laisser tenter par le côté obscur de la force…

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